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Sur la route des hommes célèbres : Colette - Repères biographiques et bibliographiques


De l’enfance de Colette, à ses années d’apprentissage avec Willy, en passant par ses multiples métiers (actrices, journalistes et même esthéticienne) la vie de Colette est avant tout une vie d’écrivain prolixe.

• 28 janvier 1873 : Naissance de Sidonie Gabrielle Colette dit Colette à St-Sauveur le à Saint-Sauveur-en-Puisaye. Elle est la fille de Sidonie Landoy, "Sido" et de Jules Joseph Colette, ancien capitaine de zouaves.
• 1891 : Après une enfance passée au village, la famille doit quitter St-Sauveur. Colette vit comme un déchirement ce départ, qui met fin à son enfance heureuse et protégée.
• 15 mai 1893 : Mariage avec Willy. Elle est reçue dans les salons littéraires et musicaux de l’époque où elle rencontre Anatole France, Proust, Montesquiou, Fauré, Debussy, Ravel, Jacques-Emile Blanche. Elle se lie d’amitié avec Schwob, Marguerite Moreno (sa meilleure amie), Louÿs ou Guitry.
• 1895-1903 : Elle écrits les premiers textes de Claudine à l’école sur la demande de Willy. Le livre paraît en 1900. Suivra : "Claudine à Paris" (1901), Claudine en ménage (1902) et Claudine s’en va (1903).
• 1904-1905 : Le cycle des Claudine se termine et laisse place en 1904 à "Dialogues de Bêtes" publié sous le nom de "Colette Willy". Suit "Minne" la même année puis "Les égarement de Minne (1905). A partir de 1905, Colette prend des leçons de danse et de pantomime et se découvre une passion pour la scène qui ne la quittera plus. Elle rencontre également "Missy", la marquise de Belbeuf, Mathilde de Morny et devient sa maîtresse.
• 1907-1908 : Sur la scène du Moulin Rouge, elle fait scandale à tel point que "Rêve d’Égypte" sera officiellement interdit ! Colette publie "La Retraite sentimentale". Sortie de "Les Vrilles de la vigne" en 1908.
• 1910-1912 : Divorce de Willy. Parution de "La Vagabonde"(1911). Dès 1910-1911, Colette collabore à "Le Matin", rompt avec Missy et entame une liaison avec Henry de Jouvenel, un des rédacteurs en chef de "Le Matin".
• 1912 : Mariage avec De Jouvenel.
• 1913 : "L’Envers du music-hall" et naissance de sa fille Colette de Jouvenel, surnommée "Bel-Gazou". Elle publie "L’Entrave".
• 1914-1918 : 1914 : année de la Grande Guerre. Henry de Jouvenel est mobilisé dès 1914 et Colette le rejoint à Verdun. Elle écrit, elle voyage, elle signe divers articles. Sort sous le nom de Colette Willy : "La Paix chez les bêtes" (1916), "Les Heures longues" (1917), "Les enfants dans les ruines" (1917), Dans la Foule 1918.
• 1919-1922 : "Mitsou ou comment l’esprit vient aux filles". Colette prend la direction des pages littéraires de "Le Matin". En 1920 sort "Chéri", "La Chambre éclairée" qui sont des chroniques de guerre. Elle est nommée chevalier de la Légion d’honneur.
• 1922 : Le "Voyage égoïste" est publié ainsi que "La Maison de Claudine".
• 1923-1924 : Séparation avec Henry de Jouvenel. Elle quitte "Le Matin". Elle va alors collaborer au Figaro, au Quotidien, à L’Éclair... Colette a depuis quelques temps une liaison avec le fils de Jouvenel. "Le Blé en Herbe" paraît (1923) ainsi que "Rêverie de Nouvel an". En 1924 "La Femme cachée" et "Aventures quotidiennes" sortent.
• 1925 : Colette rencontre Maurice Goudeket, rompt avec Bertrand de Jouvenel et divorce avec Henry de Jouvenel.
• 1926 : Sortie de "La Fin de Chéri", "L’Enfant et les Sortilèges".Colette achète "La Treille Muscate" à Saint-Tropez, endroit qu’elle a découvert depuis peu en compagnie de Maurice Goudeket.
• 1927-1931 : En 1927, elle revoit St-Sauveur et sa maison. La Naissance du Jour, Renée Vivien paraissent (1928). En 1929 sort "La Seconde", "Sido ou les points cardinaux". "Sido" sort en 1930 ainsi qu’ "Histoire pour Bel Gazou".
• 1932- 1935 : Colette ouvre un institut de produits de beauté au 6, rue de Miromesnil mais ne connaîtra pas le succès escompté. Sort, entre autres " Prisons et paradis", La treille Muscate (1932), "La Chatte" (1933), le premier vol. de "La Jumelle Noire". Le second paraît en 1935 et les autres volumes suivront.
• 1935-1938 : Elle épouse Maurice Goudeket. Elle se rend comme reporter du Journal à New-York, pour la traversée inaugurale du Normandie. En 1936, sort "Mes apprentissages", un véritable pamphlet contre Willy qui fixe pour longtemps une image très défavorable du premier mari de Colette et de cette période de la vie de l’écrivain. Colette est promue au rang de commandeur de la Légion d’honneur. En 1937, sort "Bella-Vista". Colette emménage également au premier étage du 9, rue de Beaujolais au début de l’année 1938 et ne quittera plus le Palais-Royal.
• 1939-1945 : Pendant les années de guerre, elle écrit et publie énormément : Le Toutounier (1939), "Chambre d’hôtel" (1940), "Journal à Rebours" et "Julie de Carneilhan" (1941), "De ma fenêtre" (1942), "Le Képi", "De la patte à l’aile", "Flore et Pomone", "Nudité" (1943), "Gigi", "Trois-Six-Neuf", "Broderie ancienne" (1944), "Belles saisons (1945). Maurice Goudeket, qui est d’origine juive est arrêté par les Allemands en 1941 et transféré au camp de Compiègne. Commence alors pour Colette le « cauchemar de l’absence » dont elle témoignera dans "L’Etoile Vesper" (1946). Pour l’heure, il faut sauver Maurice. Elle entreprend des démarches et ce dernier est finalement est libéré en 1942. En juin, Goudeket se réfugie en zone libre, à Saint-Tropez avant de revenir sur Paris, en décembre où il vivra de façon plutôt clandestine, jusqu’à la fin de la guerre. A partir de 1943, l’arthrite dont à commencer à souffrir Colette ne va pas lui laisser beaucoup de répit à partir de ce moment-là. En 1945, elle est également élue à l’unanimité à l’Académie Goncourt, au fauteuil de Jean de La Varende. Son successeur, sera, en 1954 Jean Giono. Elle rédige "L’Étoile Vesper".
• 1946-1949 : Elle subie des traitements contre l’arthtrite en Suisse et en France. Elle souffre beaucoup. "L’Etoile Vesper" sort ainsi que "Flore". Sa maladie cloue Colette chez elle. En 1948, après avoir perdu bon nombre de ceux qui ont partagé sa vie, elle perd sa plus fidèle amie Marguerite Moreno. Elle publie "Pour un herbier", illustré par Raoul Dufy. En 1949, elle publie divers recueils d’anciennes chroniques ou nouvelles : "Trait pour trait", "La Fleur de l’âge", "En pays connu", "Journal intermittent" ainsi que "Le Fanal bleu".
• 1950 : Elle décide de refuser à l’usufruit qui lui avait été proposé quelques temps auparavant de la maison de Saint-Sauveur. Cette dernière est mise en vente.
• 1953-1954 : Son 80e anniversaire est particulièrement célébré : "Le Figaro littéraire" lui consacre un numéro, elle est promue au grade de grand-officier de la Légion d’honneur, le film tiré du "Blé en herbe" de Claude Autant-Lara,sort. Inutile de préciser qu’il suscite le scandale ! A sa mort, le 3 août 1954, on organise des funérailles nationales et laïques : l’Église ayant refusé les obsèques religieuses. Elle est enterrée au Père-Lachaise.

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© Photo DR

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